Viscéral

C’est en fait un écart de langage ! L’ostéopathie viscérale n’existe pas en tant que telle, on devrait parler des techniques viscérales et non pas de l’ostéopathie viscérale.
Cette branche de l’ostéopathie s’intéresse à l’impact de la thérapie manuelle sur nos différents organes.
Mais cette technique viscérale n’est pas nouvelle : il y a des milliers d’années déjà, des guérisseurs pratiquaient une médecine ayant un impact sur les viscères.

Mais qu’est ce que les viscères exactement ?

Les viscères désignent principalement les organes qui remplissent nos cavités thoracique, abdominale et pelvienne.
Pour faire plus simple, il s’agit du foie, de l’estomac, du coeur, des intestins, des reins, de la vessie, etc.
L’ostéopathie viscérale considère que les organes peuvent accumuler des tensions, souffrir de restrictions dans leur mouvement et dans leur interactions avec les nombreux tissus qui les entourent.

Il est surprenant de voir que le système digestif est en fait un muscle (on parle de muscle « lisse »), et qu’à ce titre il peut aussi subir des troubles musculaires comme n’importe quel muscle de notre corps !

Pareil pour notre corps, c’est pour cela que nous devons être attentif aux signaux qu’ils nous envoie.

Lorsque des tensions touchent un viscère, on peut avoir une douleur par exemple sur la colonne vertébrale.
Et inversement ! Une dysfonction vertébrale peut provoquer des perturbations sur nos viscères !

Par exemple, une constipation peut tout aussi bien entraîner des douleurs au niveau des lombaires, comme elle peut être la conséquence d’un manque de mobilité de votre colonne vertébrale, ou par exemple une conséquence d’une chirurgie nécessaire, entraînant une contraction des muscles environnants, altérant le péristaltisme intestinal.

Notre cerveau, sorte de grand patron de notre organisme, influence aussi profondément les viscères.

Les stress physiques et psychoémotionnels sont donc susceptibles de créer des tensions chez les différents organes de notre organisme.

Les organes de la cavité pelvienne

Les organes de la cavité pelvienne comprennent entre autre la vessie, l’utérus et les ovaires, chez la femme, ou la prostate, chez l’homme.

Ces organes sont particulièrement importants, car ils s’appuient directement au fond du bassin. S’ils sont mal positionnés, ils peuvent comprimer les nerfs et les vaisseaux sanguins rejoignant les membres inférieurs, comme vos jambes.

Par exemple, suite à un accouchement, il est fréquent que les organes pelviens de la femme se retrouvent « aspirés » vers le bas (on parle alors de « ptose »).
Ce qui conduit à de désagréables symptômes comme les fuites urinaires, les douleurs lors de relations sexuelles, les hémorroïdes, etc.